[Jeudi 30 décembre 2010 - Baboo]
Roulette russe pour les passagers, guillotine pour les employés
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La compagnie aérienne Flybaboo a annoncé un licenciement collectif. 52 employés restent sur le carreau, en attendant les prochains. Un licenciement collectif fait à la hâte, au détriment des droits, de la sécurité et du simple bon sens. Mais pourquoi cette boucherie ?
On l’aura compris, le directeur engagé il y a quelques mois à peine l’a été pour liquider l’affaire. La jeune compagnie aérienne n’étant pas encore rentable, son principal investisseur a décidé de passer la main. On cloue quelques avions au sol et 52 des 178 employés font les frais du changement de propriétaire. Si un licenciement collectif n’est jamais une partie de plaisir, il peut se faire dans le respect de ses victimes. Ce n’est hélas pas le cas. La procédure de consultation des employés et de leurs représentants, pourtant prévue par le Code des Obligations, a été une vraie mascarade, dont le seul but était de donner le change vis-à-vis des autorités.
Consultation bidon
En réalité, Baboo n’a sérieusement pris en compte aucune des hypothèses émises par le personnel, ni même les simples éléments de bon sens qui prévalent dans ce type de circonstance. Pour justifier ses refus à toute proposition, la compagnie prétend qu’elle n’en a pas les moyens financiers. C’est un peu court. Ce d’autant que les employés ont trouvé des pistes d’économie permettant de financer certaines mesures proposées. A titre d’exemple, le personnel a accepté des diminutions de taux d’activité ou des gels de salaires, ceci afin de prendre en charge le coût de formations nécessaires aux employés.
Aucune réponse de Baboo. Pire, l’employeur retiendra jusqu’au bout toutes les informations importantes, empêchant par là même le personnel d’obtenir les éléments utiles à sa consultation. C’est par la presse que le SSP et les employés apprendront le rachat de Baboo par Darwin, alors qu’il y avait eu une rencontre le jour même entre la délégation du SSP et la direction. Jusqu’à la liste des personnes licenciées qui ne sera jamais transmise au syndicat. Peut-être pour cacher le dernier pot aux roses, à savoir que l’employeur conserve dans son personnel des employés retraités !
Sécurité hors contrôle
De cette débâcle inutile, les passagers risquent aussi maintenant de faire les frais ! Tout le service sécurité de la compagnie, indispensable au respect des normes édictées par l’OFAC (Office Fédéral d’Aviation Civile), a été décimé par le licenciement collectif. Le responsable du service, seul épargné par l’employeur, donnera lui-même sa démission. Baboo continuera donc de voler, mais sans plus aucune personne apte à garantir le respect des procédures de sécurité… Une fois de plus, la compagnie tentera de donner le change aux autorités, en nommant à la hâte un prête-nom. Mais sera-ce suffisant à contrer
le cafouillage général et les risques qui en découlent pour le personnel et les passagers ? On peut sérieusement en douter.
Conflit inutile
L’attitude irresponsable de Baboo dans cette affaire ne générera au final que chienlit et colère. Tout cela aurait pu être évité, par un simple dialogue constructif entre les partenaires. Mais à trop vouloir se défier des syndicats, l’employeur n’aura réussi qu’à se nuire à lui-même.
Ce que réclame le personnel :
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| L’ouverture de réelles discussions, lors desquelles soient enfin transmises
les informations et sérieusement envisagées toutes les pistes de solutions
entre la direction et les représentants du personnel.
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Est-ce vraiment trop demander ?
[Télécharger le tract]
[Samedi 04 décembre 2010 - Baboo]
LE PERSONNEL SE MOBILISE
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Le personnel de Baboo se mobilise suite à l'annonce
d'un licenciement collectif
La compagnie aérienne Baboo a annoncé un licenciement collectif, en même temps ou presque que son rachat par une autre Compagnie.
Ce licenciement se pratique sans respect des droits des employés, de la sécurité des passagers, voire du simple bon sens.
Scandalisés par la manière dont procède l’entreprise, les employés ont décidés d’alerter la presse sur les méthodes de Baboo et préparent une mobilisation à l’aéroport.
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